Les conseils du remote : AssessFirst

par Noémie El-Baz

Interview d’Arthur Bequin, DAF chez AssessFirst

Arthur Bequin occupe le poste de Directeur Financier de la société AssessFirst. Fondée en 2002, la société propose une solution d’évaluation du potentiel et des soft skills qui permet aux responsables des Ressources Humaines de mieux gérer leurs talents. En 2020, AssessFirst a fait le choix de devenir une entreprise full remote, et de passer l’ensemble de ses 60+ collaborateurs en télétravail à temps plein. 

TLDR : les bonnes pratiques d’AssessFirst pour passer au full remote

💺 équiper correctement tous les collaborateurs, avec du matériel de qualité et adapté au télétravail ;

👋 mettre l’accent sur l’onboarding, pour embarquer les nouveaux arrivants dans la culture dès les premiers jours ;


🙅‍♀️ éviter les meetings improductifs et les réunions à rallonge, sans pour autant perdre le lien !

Avez-vous adopté une politique de télétravail ?

Début 2020, nous avons décidé d’opérer un passage au full remote, et avons quitté nos bureaux de la rue du Sentier à Paris. La transition s’est opérée entre Mars et Septembre 2020, graduellement ! 

Nous avons proposé à tous les collaborateurs de s’établir et de travailler d’où ils le souhaitaient en France (ou à l’étranger), tout en maintenant leurs niveaux de salaires parisiens. Cette politique a été globalement bien acceptée et fonctionne aujourd’hui !  

Comment avez-vous opéré le passage au full remote en termes d’accompagnement des collaborateurs ?

D’un point de vue budgétaire, nous avons voulu mettre en place beaucoup de choses au début ! Tout le monde était déjà équipé au bureau avec des MacBook et du matériel informatique adapté au télétravail. 

Mais en ce qui concerne l’équipement, nous nous sommes dit que nous allions attribuer une enveloppe individuelle, pour que chaque collaborateur puisse s’acheter le matériel adapté à sa situation. Nous avons appliqué cette formule entre Septembre et Janvier, mais c’est rapidement devenu assez difficile à gérer ! Il fallait valider les notes de frais au cas par cas, vérifier la compatibilité des achats avec le télétravail, contrôler les choix de chacun, gérer les remboursements : nous avons rapidement eu du mal à suivre ! 

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons d’ailleurs fait le choix de travailler avec Fleex, pour simplifier cette gestion. Pour nous, le fait d’avoir un équipement correct à domicile est un élément clé dans la productivité et la motivation des collaborateurs !

Comment exprimez-vous aujourd’hui la culture de votre entreprise à distance ?

Avant le passage au télétravail, nous avions une culture très forte. Quand nous avons quitté  nos bureaux, nous avions encore une taille humaine (une cinquantaine de collaborateurs). Certains ont trouvé difficile le fait de ‘“perdre” leurs collègues, ou du moins le contact direct en présentiel. 


C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’organiser des moments de team building deux fois par an. Tous les collaborateurs se retrouvent ainsi pour passer du temps ensemble. 

Nous avons également alloué des budgets individuels pour permettre aux équipes de déjeuner ensemble, de louer un espace de coworking l’espace d’une journée, ou encore de se retrouver quelques jours dans une location pour travailler ensemble ! 

Par ailleurs, les gens postent souvent sur Slack leur localisation, pour proposer à leurs collègues de les rejoindre. 

Quels processus et routines avez-vous mis en place pour généraliser le télétravail ?

Nous essayons avant tout d’éviter les visioconférences qui ne servent à rien ! Typiquement, nous encourageons les collaborateurs à utiliser l’asynchrone, en faisant par exemple des Looms plutôt que des meetings. Nous essayons d’éviter tout ce qui est un peu “polluant” pour la concentration.

Bien sûr, certains meetings de détente sont organisés : nous organisons des coffee breaks et des moments de partage, mais nous faisons la part des choses entre meetings de travail, et réunions pour maintenir le lien. 

Plus globalement, nous évaluons aussi fréquemment le niveau d’épanouissement des collaborateurs ! Nous nous assurons qu’ils prennent le temps de faire des pauses, d’aller déjeuner, … Nous faisons ce travail à travers l’envoi de questionnaires ou l’usage d’outils comme Officevibe, sur lequel les collaborateurs mettent des notations.


Globalement, nous avons la sensation que les collaborateurs ont réellement gagné en confort. 

Avez-vous mis en place une charte de télétravail ?

Non, pas encore ! (rires) Pour l’instant, nous avons conduit des remote workshops avec des équipes mélangées, pour permettre aux gens d’échanger sur les bonnes et les mauvaises pratiques du remote que nous appliquons. Nous allons pérenniser ce format et le proposer régulièrement, pour que chacun apporte sa pierre à l’édifice du remote chez AssessFirst !

Nous considérons que c’est la responsabilité de tout le monde de contribuer à construire nos bonnes pratiques et notre culture du remote ! Cela nous permet aussi de découvrir les évolutions relatives à chaque équipe et d’ancrer les feedbacks.

Comment intégrez-vous les nouveaux arrivants (à distance) à la culture AssessFirst ?

Nous sommes en train de construire une session d’onboarding en remote et d’optimiser au maximum ce process, en le rendant le plus humain possible : 

  • quand une nouvelle personne rejoint nos équipes, elle doit faire une petite vidéo de présentation et la poster sur notre Slack ;
  • nous essayons de faire en sorte que tous les managers prennent un café virtuel avec chaque arrivant, pour lui expliquer leurs priorités et enjeux. Ça permet de briser la glace et de fluidifier les échanges par la suite ;
  • nous envoyons à leur domicile un ‘pack d’onboarding’, composé de l’accès à la plateforme Fleex pour choisir leur équipement et se le faire livrer à domicile, mais aussi d’un ‘swag bag’ (un tote bag à nos couleurs, une gourde, une plante, le tout livré par la poste le jour même de leur arrivée).

Je pense que la clé, c’est de définir le bon équilibre : il faut savoir créer du lien en visio, sans être sur le dos des collaborateurs. Ce qui marche le mieux pour nous, c’est de faire confiance, et d’éviter le micro management. Nous avons par exemple instauré des horaires flexibles pour les collaborateurs qui veulent aller faire leurs courses ou chercher leurs enfants à l’école pendant la journée. Peu importe les horaires, tant que le travail est fait ! 

À propos d’Arthur Bequin

Arthur Bequin occupe le poste de Directeur Financier de la société AssessFirst. Il est notamment en charge des sujets relatifs à l’accompagnement des collaborateurs en télétravail, et de la gestion des budgets remote ainsi que de la flotte d’équipements. 

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